2.4.17

Mots en marche

Plages aux grains de sable qui s’éloignent peu à peu 
emportés par les flots
vas et viens perpétuels
grains de sable ballottés grains de sable voyagés

trop fortes les vagues qui m’enlacent me déplacent
je plonge sous l’écume j’halète et respire 
se reprendre et partir se lever et marcher
s’en aller de lointains en lointains loin toujours plus loin
droit devant
bitume qui défile sous les pieds

tiendront-ils sac voyageur et mon âme trop lourds
lourde est mon âme lourd est le sac d’inquiétudes chargées
s’alléger

Basta ça ira ça ira
ah ça ira ça ira ça ira les aristocrates à la lanterne
et tous mes doutes aussi
une côte qui s’affiche vers le haut première peine
et mes peines transpirent y’en marre de ces peines
oui transpire c’est bien ce que tu veux alors oui transpire et profite
profite sans râler dans la joie d’avancer
inconnu droit devant et les monts aussi
le soleil droit dessus et la mer droit derrière
oui le passé en arrière oui le futur en avant
et mon pied juste ici


ça balance et ça berce et je compte
ça repose
je balance et je berce ça dépose les questions qui s’enfuient
et les larmes asséchées et les peurs délaissées
tic tac tic tac tic tac l’horloge résonne les secondes et le temps raisonne mes immondes
tic tac tic tac tic tac bruit des pieds sur le sol des cailloux retournés
et des branches fouettées qui animent la voie
voies alpines voies ferrées voies issues voies pédestres voix humaines voix mêlées
voix chantées voix parlées voix criées voix hurlées
chuchotées
murmurées
ça balance dans le vent sur le haut des collines
droite gauche droite gauche ça balance en avant ça balance en arrière
avant arrière avant arrière
lève les yeux aux vautours dans le ciel qui planent et qui planent
et je plane et décroche
crocheti crocheta lève les pieds
et puis vas-t-en
 
Oh! l’ami viens rêver avec moi en délires pour de rire
viens et ris avec moi marche et bois avec moi car cette eau rafraîchit et fléchir ne veux point
bois encore mais ce soir veux-tu bien tous les vins trouvés en amis près d’un col fortuné
marche et bois nos envies en soirée
saoulons nous tout en blanc tout en rouge
saoulons nous et roulons sous la tente embrassades sur les joues
saoulons nous comme des fous
des fous de joie des fous de nous
ah je roule et m’envole vers les jours dégagés
les bonjours les amours

Où vais-je ?
 extrapolations basquaises de l’été 2014

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