Plages aux grains de sable qui s’éloignent peu à peu
emportés par les flots
vas et viens perpétuels
grains de sable ballottés
grains de sable voyagés
Trop fortes les vagues qui m’enlacent
me déplacent
je plonge sous l’écume
j’halète et respire
Se reprendre et partir
se lever et marcher
s’en aller de lointains en lointains loin
toujours plus loin
droit devant
le bitume défile sous les pieds
Tiendront-ils
sac voyageur et mon âme trop lourde
lourde est mon âme
lourd est le sac d’inquiétudes chargées
s’alléger
Basta ça ira ça ira
ah ça ira ça ira ça ira les aristocrates à la lanterne
et tous mes doutes aussi
une côte s’affiche vers le haut
première peine
et mes peines transpirent y’en marre de ces peines
oui transpire c’est bien ce que tu veux
alors oui transpire
et profite
profite sans râler dans la joie d’avancer
inconnu droit devant et les monts aussi
le soleil droit dessus et la mer droit derrière
oui le passé en arrière
oui le futur en avant
et mon pied juste ici
ça balance et ça berce et je compte
ça repose
je balance et je berce ça dépose les questions qui
s’enfuient
et les larmes asséchées
et les peurs délaissées
tic tac tic tac tic tac l’horloge résonne les secondes
et le
temps raisonne mes immondes
tic tac tic tac tic tac bruit des pieds
sur le sol des
cailloux retournés
et des branches fouettées qui animent la voie
voies alpines voies ferrées voies issues
voies pédestres
voix humaines voix mêlées
voix chantées voix parlées voix criées
voix hurlées
chuchotées
murmurées
ça balance dans le vent sur le haut des collines
droite gauche droite gauche
ça balance en avant ça balance
en arrière
avant arrière avant arrière
lève les yeux aux vautours dans le ciel qui planent et qui
planent
et je plane et décroche
crocheti crocheta lève les pieds
et puis vas-t-en
Oh! l’ami viens rêver avec moi en délires pour de rire
viens et ris avec moi marche et bois avec moi
car cette eau
rafraîchit et fléchir ne veux point
bois encore mais ce soir veux tu bien
tous les vins trouvés
en amis près d’un col fortuné
marche et bois nos envies en soirée
saoulons nous tout en blanc tout en rouge
saoulons nous et roulons sous la tente embrassades sur les
joues
saoulons nous comme des fous
fous de joie fous de nous
ah! je roule et m’envole vers les jours dégagés
les bonjours
les amours
Où vais-je ?
extrapolations basquaises de l’été 2014